Communion
21 mars 2014

Comment célèbre-t-on la communion dans les différentes églises chrétiennes ?

L’Eucharistie, sacrement universel, mais différent selon les confessions

Le sacrement de l’Eucharistie ou communion est universel pour les catholiques, mais il s’effectue différemment selon les confessions chrétiennes. Ces différentes prennent racine aux premiers siècles du christianisme, où déjà les pères de l’Église étaient divisés sur l’Eucharistie.

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Pour certains, l’Eucharistie a une énorme dimension symbolique. Ainsi Ambroise de Milan pensait que par le mystère de l’Eucharistie, on transformait l’essence des offrandes, mais pas leur apparence, cette essence pouvant être transformée complètement ou partiellement. Les églises orientales retiennent cette manière de penser.

Des différences dans le dogme

Par contre, Martin Luther a ensuite exposé sa théorie de la consubstantiation, c’est-à-dire la transformation sacramentelle des offrandes avec la coexistence possible de deux essences. Le dogme et la transsubstantiation ont été maintenus par le concile de Trente. Le pape Pie X écrit d’ailleurs que « le sacrifice de la Messe est substantiellement le même que le sacrifice de la croix en ce que, dans l’un et l’autre, Jésus-Christ est à la fois le prêtre et la victime ; il en diffère cependant par la manière dont il est offert. Sur la croix Jésus-Christ s’est offert en répandant son sang et en méritant pour nous ; tandis que sur les autels, Il se sacrifie sans effusion de sang et nous applique les fruits de sa Passion et de sa mort. »

Et ensuite, la théorie de l’Eucharistie symbolique et mémorielle a été adoptée par de nombreuses églises protestantes et baptistes, venant contredire les deux premières.

Mais un rapprochement certain des différentes confessions

Il existe cependant une communion de prière entre les chrétiens (et même une semaine de l’unité), et depuis ces dernières années, ce partage entre catholiques et protestants au sujet du sacrement Eucharistique est désavoué, et le fut même plusieurs fois par le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Le rite de la messe peut être classé en deux principales catégories, l’une comprenant les rites latins, avec principalement le rite romain en opposition aux rites orientaux (rites copte, byzantin, maronite, chaldéen, arménien, guèze).

Depuis le concile de Trente en 1570, le rite romain est le rite habituellement pratiqué dans l’Église latine. Vous trouverez dans votre Missel tout le déroulement de la messe, qu’il est ainsi très facile de suivre. Les autres textes bibliques se trouvent dans la Bible même ou dans l’évangéliaire ou le lectionnaire et les lectures s’organisent en roulements différents suivant les rites. Le rite romain est cependant en constante modification, la plus importante étant une modification demandée par Paul VI en 1969. L’usage du latin fait partie d’une de ces modifications ainsi que la place de l’autel dans l’église (au centre face aux fidèles alors qu’il a un temps été positionné sur un coté contre un des murs). Certains courants plus traditionnels ou même intégristes ont gardé des coutumes anciennes.

Les Églises catholiques orientales ont elles aussi leurs rites propres, comme le rite arménien, qui offre cependant de nombreuses ressemblances avec le rite latin.

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